Historique

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Commune de l’Essonne, Marcoussis compte 8 111 habitants (les Marcoussissiens).

Les origines

La présence de l’homme est attestée à Marcoussis dès le troisième millénaire avant J.C. Des fouilles archéologiques ont permis de retrouver les indices d’une occupation néolithique (silex, grattoirs et un fragment de meule en grès exhumés sur le tracé du TGV Atlantique).

Mais la création et le premier développement de Marcoussis sont dûs à l’établissement d’un prieuré, fondé au cours du VIIe siècle par la célèbre abbaye normande de Saint-Wandrille.
Ce prieuré fut le noyau autour duquel vint se joindre un hameau.
La localité devint le siège d’une seigneurie relevant de la châtellenie et prévôté royale de Montlhéry.
On peut voir encore aujourd’hui le soubassement d’une tour carrée du XIIIe siècle, enclavée dans l’aile nord du château édifié par Jean de Montagu au début du XVe siècle.
Une mosaïque de fiefs s’étendait dans la vallée : domaine de Bellejame, du Ménil-Forget, du Faÿ, de la Ronce, de Vaularon, du Déluge (commanderie de Templiers puis d’Hospitaliers de Saint-Jean, disposant de biens-fonds et revenus considérables, qui relevait de la commanderie de Saint-Jean-de-Latran à Paris).

Le Moyen-âge

Jean de Montagu, surintendant des finances, grand-maître de l’Hôtel de Charles VI devint seigneur de Marcoussis à la fin du XIVe siècle. Il modifia profondément l’occupation du territoire.
Il acquit les fiefs qui faisaient enclave dans la seigneurie de Marcoussis. Vers 1400, il fit jeter les fondations d’un nouveau château qui devint le centre de tous ses fiefs .
En 1404, Jean de Montagu entreprit la construction d’un monastère, qu’il avait en 1393 fait vœu d’élever si le roi Charles VI recouvrait la raison. En 1406, il donna avec ce couvent une riche donation aux Célestins de Paris.
Après sa mort brutale, provoquée par les haines que sa politique autant que sa fortune avaient suscitées - le 7 octobre 1409, il fut arrêté et conduit en prison à l’instigation du Duc de Bourgogne puis décapité aux Halles à l’issue d’un procès sommaire -, ses propriétés terriennes furent attribuées au Duc de Guyenne, fils aîné du roi, qui céda la seigneurie de Marcoussis à son oncle Louis de Bavière.
A la mort de celui-ci, survenue en 1417, elle fut restituée aux descendants directs de Jean de Montagu, dont la mémoire avait été réhabilitée le 12 septembre 1412 par un arrêt du grand Conseil, et les obsèques célébrées solennellement dans l’église de Marcoussis, où on lui éleva un riche tombeau. En 1422, la seigneurie passa à Jacqueline Montagu, sa seconde fille.
La proximité de la capitale avait valu au château de Marcoussis d’être en première ligne des hostilités : entre 1412 et 1435 il fut successivement pris et repris par les Armagnacs et les Bourguignons, puis par les Anglais et les Français.

Au temps de Louis XI

Louis de Graville, petit-fils de Jacqueline de Montagu, fut le plus illustre représentant de sa maison. Chambellan et Conseiller de Louis XI, nommé Amiral de France en janvier 1487 et Gouverneur de Paris en 1505, il est considéré comme le second fondateur de la seigneurie de Marcoussis. C’est lui qui réunit définitivement à cette seigneurie les fiefs de Nozay, La Ville-du-Bois et Villiers sous Nozay.
Marcoussis fut le théâtre des guerres de religion - en 1562 et 1563, la vallée, comme l’ensemble du Hurepoix, fut saccagée par les soldats de l’armée huguenote qui profanèrent l’église paroissiale et mirent le feu au monastère des Célestins.

De Bellejambe à Bellejame

Louis Lemaistre illustre, au XVIIe siècle, la prise de possession des fiefs par la noblesse de robe issue de la bourgeoisie parisienne. Il fit changer le nom du domaine de Bellejambe en Bellejame, de peur des railleries auxquelles l’exposaient ses jambes contrefaites.

De la Régence à la Révolution

A la veille de la Révolution, Marcoussis comptait un millier d’habitants - le recensement de 1745 déclarait 176 feux. La culture des céréales (méteil, avoine, orge), qui assurait la subsistance familiale occupait près de la moitié des sols et laissait une place importante à la vigne comme sur tous les coteaux du Hurepoix ; quelques parcelles étaient réservées aux légumes et aux fruits, assurés d’un débouché facile et rémunérateur.
L’abolition de l’ordre des Célestins marqua les dernières décennies du siècle.
Armand de Puységur fit abattre vers 1805 le vieux château de Montagu, pour éviter, semble-t-il, sa transformation en prison d’Etat.
Le domaine des Célestins, déclaré propriété nationale, fut mis en vente le 28 prairial an VI (17 juin 1798). Déjà les ornements et les objets de prix demeurés dans l’église avaient été transférés à Versailles.

Notables et artistes

Au cours du XIXe siècle, la quête des paysages champêtres attira à Marcoussis un grand nombre de « villégiateurs » ayant leur résidence principale dans la capitale. Ils édifièrent de belles maisons de plaisance où ils venaient passer l’été : Bel-Ebat, La Ronce, l’Ermitage…

Des personnalités reconnues du monde médical, des arts, de l’industrie fréquentaient régulièrement la bourgade à la belle saison : le docteur Nélaton (chirurgien de Napoléon III) installé au Déluge, Eugène Moutard-Martin (président de l’Académie de médecine) dans son château du Chêne Rond, le géographe Malte-Brun (propriétaire plus modeste d’une maison rurale au centre du village).

Jean-Baptiste Corot séjournait chez son élève Ernest Dumax, peintre de paysages : plusieurs tableaux dont un « Souvenirs de Marcoussis » acquis par Napoléon III en 1855, représentent des scènes familières ou des sites précis, source d’inspiration pour le peintre habitué des études de plein air et des promenades en campagne.

Un siècle plus tôt, Jean-Jacques Rousseau avait aimé lui aussi parcourir les bois de Marcoussis en compagnie de son ami Grimm et du vicaire Antoine Cordonnier de l’Etang « passant le temps à chanter ses trios de Chenonceaux », à en composer de nouveaux tout en allant « dîner à la fontaine de Saint-Wandrille » comme il le rapporte dans ses Confessions.

Au temps des carriers

Grâce à l’exploitation du grès, le village atteignit vers 1866 son apogée démographique (1900 habitants).
Autour de 1850, l’extraction attira dans la vallée beaucoup d’ouvriers. La carrière la plus importante, celle du Grand Banc des bois de la Madeleine, appartenait à la Ville de Paris qui, ayant besoin de pavés, décida de les produire elle-même, d’abord comme locataire en 1856 puis comme propriétaire l’année suivante.
Jusqu’en octobre 1868, 5 967107 pavés furent fabriqués par plus de 150 ouvriers.

La « surprise » des Halles

La viticulture se poursuivit jusqu’aux années 1880, période de la crise du phylloxéra.
L’énorme accroissement du marché parisien, et l’ouverture de la ligne de chemin de fer sur route d’Arpajon en 1894 entraînèrent le développement des cultures légumières dans toute la région.
Un chemin de fer, baptisé l’Arpajonnais, desservait tous les villages du coteau (à partir de Montlhéry un embranchement spécial de 3 km atteignait Marcoussis) et assurait un transport direct aux Halles parisiennes.
La culture de la Fraise devint la grande spécialité de Marcoussis.
Elle poussait sur les coteaux exposés au sud (domaine de la fraise précoce, telle la « Surprise » des Halles) comme en plaine, où la production pouvait se poursuivre jusqu’à la fin septembre, avec la fraise des Quatre Saisons.
Dans les meilleures années, la production de fraises sur le parcours de l’Arpajonnais pouvait atteindre le chiffre record de 411 tonnes dont 70 pour Marcoussis, où elle occupa jusqu’à 150 hectares en 1892.
A partir des années 30, les maladies et le machinisme entraînèrent son remplacement par des cultures plus rentables.

Les registres paroissiaux et d’état-civil de Marcoussis

Des archives à découvrir

Quatre siècles d’histoire de la population

Depuis la transcription du premier acte au début du XVIIe siècle à nos jours, la population de la commune de Marcoussis (auparavant Marcoussy) est passée d’environ 700 habitants en 1636 à 8111 habitants en 2012.
Des registres consultables par tous

Afin de faire connaître auprès de tous la richesse de ces siècles d’histoire locale, la commune de Marcoussis a décidé de valoriser les registres paroissiaux et d’état civil de plus de 100 ans, environ 23000 actes, en mettant en ligne le résultat de la transcription des actes. Cette mise en ligne permet également de préserver les originaux et de faciliter les recherches généalogiques.

Histoire de registres

En France, les premiers registres paroissiaux apparaissent dès le Moyen-âge. Le plus ancien, débutant en 1334, provient de la commune de Givry située dans le département de Saône-et-Loire.
Ils se généralisent à partir de 1539 sous le règne de François Ier par l’édit de Villers Cotterêt. Chaque prêtre successif mentionne en français moderne les baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse. Ces trois moments forts de la vie d’un individu apportent des informations précieuses d’ordre démographique, religieux, économique et social. Une grande partie des registres paroissiaux conservés aujourd’hui dans les communes commencent au début du XVIIe siècle.
A Marcoussis, le premier registre de la paroisse Sainte-Marie Madeleine débute en 1636. Le second (1649-1672) renferme en plus des actes classiques un recueil de messes pouvant dater du début du XVIIe siècle ainsi qu’une liste de donateurs. Les 14 registres de la période de l’Ancien régime (dont un répertoire des baptêmes) et de la Révolution sont classés dans la série E des archives municipales.
A partir de 1792, ces archives sont appelés registres d’Etat civil et transcrivent les naissances, mariages et décès (soit au total 62 registres jusqu’en 2006). Les registres les plus anciens ont été restaurés dans les années 1990.
Depuis 2008, les actes de plus de 75 ans sont désormais communicables au public. Le changement récent de réglementation sur leur communication a conduit à ne mettre en ligne que les actes de plus de 100 ans.

Consultation des transcriptions

Les registres couvrant la période 1636-1904 ont été photographiés (photo numérique) par le Centre généalogique de l’Essonne au printemps 2007.
La transcription des actes et la saisie sous forme de tableaux ont été réalisés à partir des registres originaux par Arnaud Deschar, alors archiviste chargé de mission de la commune de Marcoussis.
Afin de compléter les transcriptions, nous vous remercions de nous transmettre vos remarques.
L’orthographe des noms et en partie celle des prénoms a été modernisée. Pour plus de clarté, le troisième prénom est souvent abrégé. Si les noms du père et de la mère de la personne concernée ne sont pas mentionnés, le nom d’un parent est indiqué.

Liste des registres transcrits

Les actes sont présentés chronologiquement dans l’ordre des registres. Les trois premiers registres présentent des lacunes et des incohérences qui ont été corrigées grâce à la saisie informatique.

Télécharger les transcriptions

Registres paroissiaux (1636-1792) par nom (PDF-1 Mo)
Registres paroissiaux (1636-1792) par date (PDF-1.2 Mo)

Registres d’état civil (1793-1904) par nom (PDF-1.1 Mo)
Registres d’état civil (1793-1904) par date (PDF-1.3 Mo)

Les registres photographiés numériquement ont été gravés sur DVD. Ils sont consultables sur place à la Médiathèque Léo Ferré.

Aller plus loin

Les recherches généalogiques peuvent être complétées et élargies pour la période post-révolutionnaire (1790 à nos jours) par la consultation des archives municipales. Un inventaire complet des archives est à votre disposition en mairie et aux Archives départementales à Chamarande.
L’Association historique de Marcoussis dispose également de relevés dactylographiés de l’ensemble des actes et d’une documentation sur l’histoire de la commune.

Renseignements pratiques
  • Médiathèque Léo Ferré, Promenade Victor Hugo
  • Association Historique de Marcoussis, Promenade Victor Hugo (permanence le dimanche matin) www.associationhistoriquemarcoussis.fr
  • Centre généalogique de l’Essonne, 10 bis rue Olivier Beauregard 91380 Chilly-Mazarin Site Internet : www.cgnorvillois.org Archives départementales de l’Essonne, 38 rue du Commandant Arnoux, 91730 Chamarande Site Internet : www.essonne.fr
Remerciements

La commune de Marcoussis remercie le Centre généalogique de l’Essonne qui a photographié à titre bénévole l’ensemble des registres.